Vendredi 9 Septembre 2011 : Voyage d’un marque-page au coeur de Barcelone

14h21

Depuis la rentrée des classes de mes enfants, je me retrouve seule à la maison, avec des heures de tranquillité à moi avant d’avoir le bonheur de retrouver mes loulous à la sortie de l’école. J’ai donc repris mes lectures d’après-midi, mais j’ai souvent du mal à rester éveillée et j’en rage !

Comme je le disais dans mon billet précédent, je lis depuis une semaine deux romans, dans l’espoir de me donner plus de courage pour avancer ma lecture du premier. J’avais commencé par lire le premier roman le matin et le soir, et Marina de Zafon l’après-midi. Or, le second a pris le pas sur le premier, si bien que si je m’achemine vers la fin du Zafon, je stagne dangereusement dans ma lecture du premier. La preuve en image :

Les photos de gauche ont été prises le 6 septembre, celles de droite cette après-midi.

Mais le marque-page a-t-il réellement voyagé dans ce roman ??? je me rends compte que j’aurais peut-être dû noter le numéro de la page, car en regardant les photos, j’ai la nette impression que les trains devaient être en grève.

Ici bien sûr, n’y a pas photo (oui je suis très drôle parfois, ça m’arrive), on a même l’impression que je n’ai fait que retourner le livre… mais non. Qui peut lutter contre un bon Zafon ? moi je ne peux pas, et même si mes nuits se peuplent de quelques ambiances gothiques, rues sombres et humides, sourires affreux, et créatures bizarres, je préfère de loin cela, à un roman qui tourne sur lui-même, et me fait bailler d’ennui.

Pourtant il va bien falloir que j’avance, dans ce roman de Coudrier, peut-être en trouvant un roman encore plus ennuyeux. Alors se repose la question sempiternelle quand j’ai affaire à un tel livre : continuer ou arrêter ? Parfois la question est vite résolue, notamment quand rien ne m’intéresse, ni l’histoire, ni le style. Mais pour celui-ci c’est un peu plus complexe. Car mon problème vient essentiellement de maladresses de premier roman. Cela  fait très prétentieux de dire cela, mais pourtant c’est vrai, depuis quelques mois, je parviens à déceler les erreurs de jeunesse, ou bien est-ce parce que, dans ce roman-ci, cela se perçoit plus facilement ? Des redites, des paragraphes dont l’utilité dans l’avancement de l’intrigue reste à prouver, du remplissage de page, une tendance à vouloir dire tout sans esprit de synthèse… Ce qui est d’autant plus dommage que plusieurs points me plaisent comme le fait de nous plonger dans le monde des réalisateurs de cinéma, et de critiques, ou les allusions au roman de Thomas Mann, La Montagne magique. Mais tout cela est noyé par le flux du texte qui déborde de toute part, les quelques 200 pages que je viens de lire auraient facilement pu être divisées en deux, dans un esprit de resserrement et de recentrage sur l’intrigue. Il me semble donc qu’Isabelle Coudrier est emportée par le flux de sa plume, et il aurait été bien que son éditeur lui conseille de condenser davantage… c’est alors que je me dis que, peut-être, ai-je entre les mains le condensé du roman qui, au premier jet, devait comporter plus de 2000 pages ! Voilà mon principal problème avec ce roman. J’ai envie de dire à l’auteur : allez au fait !

9 réflexions au sujet de « Vendredi 9 Septembre 2011 : Voyage d’un marque-page au coeur de Barcelone »

  1. Génial j’adore tes billets et encore plus celui là car je m’y retouve vraiment. Moi aussi je suis passée de journées surchargées à celles carrément trop tranquilles; on n’ai jamais contente. Du coup c’est plutôt scéance sieste que lecture car le Steve Watson « Avant d’aller dormir » ne me passionne pas vraiment. Donc il colle parfaitement à la situation: Je l’ouvre « avant d’aller dormir »; hihi!! J’ai hâte de passer à autre chose. Et je te comprends pour le Zafon. Je n’ai pas lu Marina mais « l’ombre du vent » a été une vraie rencontre avec cet auteur. Bon courage et bonnes lectures bises

  2. ra la la tu me fais envie avec ce Zafon, ça va être dur de patienter avant de pouvoir le lire…
    décidément le 2e ne passe pas par contre, c’est fou ! vu son épaisseur je crois que je laisserai tomber…mais bon « Brouillages » m’a semblé long, et les 100 dernières pages ont été dévorées…sauf que c’était un poche de 350 pages max tu me diras… bref, en espérant que tu puisses résoudre ce pb…et tes somnolences 😉

  3. Hey c’est normal qu’on ne puisse pas laisser de commentaires sous ton billet « A ma petite étoile perdue » ??? Bon, je te le dis ici mais je trouve cette simple phrase « magique » et je t’envoie de la poussière d’étoiles pour réchauffer ton coeur ! Bises…

    • oui c’est normal, envie de garder cela un peu pour moi, sans avoir à expliquer, mais le dire, parce que j’y pense tous les jours depuis 9 ans. Merci.

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