Vendredi 23 Septembre 2011 : De la critique assassine (ou presque)

11h56

Plusieurs évènements m’ont fait m’interroger sur le bien-fondé des critiques négatives postées sur les blogs. A priori, je suis pour rendre compte de toutes mes lectures, sur mon blog (mais nous verrons que tous les blogueurs-lecteurs n’ont pas forcément cette envie-là), les bonnes, les bof-bof voire les mauvaises (tout cela bien sûr de mon propre point de vue!). Dire du bien d’un livre que l’on a aimé, cela va de soi, mais dire du mal d’un livre qui nous a ennuyé, que nous n’avons pas aimé, est-ce nécessaire ?

Certains estiment que du moment que le livre ne leur a pas plu, il est alors inutile d’en parler, ce que je conçois. Il existe aussi une autre raison d’éviter les billets négatifs sur certains romans : le risque de polémique, voire de conflit avec soit d’autres internautes, soit avec l’auteur lui-même (sauf si bien sûr le pauvre est passé de vie à trépas !). Plusieurs affaires récentes ont en effet montré que les auteurs, parfois, perdent de leur retenu et se montrent particulièrement virulents, insultants, et vindicatifs quand nos billets ne rendent pas un vibrant hommage à leur œuvre*.  On peut décider de façon très justifiée de s’éviter ce genre de désagrément, et de ne parler que des trains qui arrivent à l’heure. Rien de mal à ça. On ne fait pas non plus un blog pour s’en prendre plein la figure ! mais voilà, j’avoue que ne montrer d’un versant de la montagne ne me satisfait pas dans ma propre pratique du blog.

Je pense que toute critique est bonne à dire à condition que celle-ci soit justifiée et suffisamment argumentée pour ne pas devenir qu’un billet d’humeur revanchard et stérile. Il faut donc être un peu diplomate. J’essaie alors d’éviter les noms d’oiseau, les blagues et jeux mots faciles (même si l’envie me titille parfois), et tente d’expliquer ce qui ne m’a pas plu, comme j’essaie aussi de le faire quand un roman m’a plu. Logique ! Et puis, je dois l’avouer, je trouve qu’il est finalement, souvent, beaucoup plus facile d’expliquer les raisons d’un désamour, même si, derrière un roman mal-aimé, se cache toujours un sentiment de frustration et de perte de temps.

Une critique négative présente aussi un autre risque : elle est séduisante parce qu’elle fait rire, et que le risque est de tomber dans la mauvaise foi en voulant faire un bon mot. Bref, pour faire une critique négative d’un roman, j’ai l’impression que, de plus en plus, nous allons être amenés à tourner 7 fois nos doigts au-dessus du clavier avant de nous lancer, et sortir les pare-feu, les anti-missiles et tous les boucliers à notre portée.

Pourtant, je reste convaincue que cela est nécessaire (pas les boucliers hein, mais les critiques négatives), parce qu’elles sont souvent absentes des médias traditionnels, mais aussi parce que je suis avant tout une lectrice lambda, et que mes billets reflètent mes lectures, toutes mes lectures, même les mauvaises et que je ne vois pas pourquoi je n’en parlerais pas. Mais cela relève d’un choix personnel.

En visitant le tout nouveau blog de Diabazo, j’ai justement été intéressée par ce qu’elle dit de ses choix sur son blog, de ce « dégagement de responsabilité », comme elle l’appelle. J’ai aimé justement ce qu’elle dit des éventuels billets critiques (négatifs) qui seront susceptibles d’être écrits, de sa justification (on doit souvent se justifier du négatif et rarement du positif), et cette remarque, qui montre bien à quel point il n’est plus du tout évident aujourd’hui de d’oser donner des avis négatifs (je me permets de la citer, mais en suivant le lien plus haut vous aurez accès à tout son billet!) : « Mais bon, rassurez vous, je suis pas une franche guerrière (pas taper moi, pas taper moi), je ne vais parler que des livres que j’ai aimé, ça sera moins risqué ! ».

Le risque donc, nous ferait peut-être perdre l’envie de nous exprimer sur un roman-somnifère. Il faut, c’est vrai, avoir les épaules solides parfois pour affronter la controverse ou les insultes, avoir du répondant, voire une grande-gueule, et ne pas se laisser démonter par quelques noms d’oiseau qui ont tôt fait de nous rabaisser à l’état de femelle décérébrée. Et bien disons que je prends le risque, que je l’ai déjà pris, que ce n’est pas toujours très agréable (je l’avoue), que c’est même souvent source de conflits et de jugements à l’emporte-pièce, non pas tant sur ce que l’on dit, mais sur ce que l’on est, ou plutôt sur ce que les autres pensent que l’on est, mais je considère que cela participe aussi de ma liberté de bloguer, et que la peur du risque n’est pas en soi, pour moi, une raison suffisante, même si je comprends parfaitement que beaucoup préfèrent de pas s’y frotter.

Je n’aime pas le conflit ou la polémique pour la polémique, j’aime le débat, ce qui n’est pas la même chose, et débattre autour d’un roman que je n’ai pas aimé m’intéresse, quand le dit débat se révèle constructif.

C’était la pensée du jour, sans doute mal ficelée et incomplète, peut-être vaine, mais si vous passez par là, j’aimerais bien connaître votre avis sur la question.

*je signale cependant, que la majorité d’entre eux a suffisamment d’intelligence et de savoir-vivre pour prendre avec philosophie un billet négatif.

63 réflexions au sujet de « Vendredi 23 Septembre 2011 : De la critique assassine (ou presque) »

  1. Débat très intéressant !

    Plusieurs point à ajouter afin de compléter ce que j’ai écrit. Si j’ai choisi de parler majoritairement (voir uniquement) des livres qui me plaisent, c’est que il est très rare que je tombe sur un livre qui ne me plaît pas, vu que j’ai bon goût 😉 … Et puis pour les rares qui ne me passionnent pas, j’avoue que j’ai plutôt tendance à les oublier le plus vite possible. De toute façon, je n’arrive pas à en parler, parce que je préfère raconter les livres qui me passionnent !

    Après, je comprends parfaitement que l’on puisse parler des livres qui ne plaisent pas, pour en discuter, pour comprendre. Le débat est toujours constructif ! Par contre, j’ai vu des lynchages en règle, des moqueries et de la méchanceté gratuite. Un blog de lecture ne doit effectivement pas servir d’exutoire, ni pour les lecteurs, ni pour les auteurs.

    Et puis bon soyons honnête, je n’ai déjà pas assez de temps pour parler des livres que j’aime, alors je ne veux pas dépenser d’énergie à parler de ceux que j’ai moins aimé 🙂 !

    Je crois que c’est la différence entre un blog « de toutes mes lectures » et un blog « de mes livres préférés ».

    (Et oui, je ne suis pas une franche guerrière :D).

    • Je comprends très bien, et je trouve justement intéressant le choix que nous faisons en ouvrant notre blog, soit de parler de tout, soit de mettre en avant seulement les livres qui nous ont plu ou marqué. Après en ce qui concerne la dépense d’énergie, je n’ai pas l’impression de perdre mon temps en parlant des livres que je n’ai pas aimés, je trouve cela intéressant aussi d’essayer de comprendre pourquoi justement avec celui-là ça n’a pas pris, qu’est-ce qui fait que je n’ai pas accroché, ça peut être l’histoire, le style, les personnages, les réflexions, je crois qu’en tant que lectrice on se définit aussi en fonction des livres et des auteurs que l’on n’aime pas !
      Je t’ai citée sans te demander ton avis, j’espère que cela ne t’ennuie pas !

      • Non cela ne m’ennuie pas, pas de soucis ! Je pense qu’effectivement, tout est une question de choix au départ, puisque j’ai choisi de présenter les livres qui m’ont marqués.

        Je ne pense pas que cela soit une perte de temps de parler des livres qui ne nous ont pas plut, au contraire, on se définit aussi par cela. Mais dans mon cas bien précis, je n’ai que trop peu de temps à consacrer à mon blog pour prendre sur ce temps pour faire quelque chose que j’aime moins, justifier un non-coup-de-cœur, plutôt que de faire quelque chose que j’aime, présenter un livre que j’ai dévoré … !

  2. ça rejoint une conversation que nous avons eu la semaine dernière si je me souviens bien..les magazines traitant de littérature finissent par présenter les romans de la même manière qu’un catalogue promotionnel de Monoprix, la marque/auteur, le produit/titre, le contenu/page et le sacro-saint prix !
    c’est pas ça présenter un roman lu, pour moi c’est aussi dire ce qu’il y a de bon ou de mauvais ! je ne me prétends pas être une grande critique littéraire mais je peux quand même affirmer que je ressemble au deux tiers des lecteurs de tel ou tel roman, et donc que je peux partager mes impressions et savoir où le bas blesse dans un récit…
    j’aime à dire quel roman j’ai adoré, quel film j’ai aimé, mais aussi pour lesquels d’entre-eux je regrette d’avoir investi de l’argent…et oui !
    La liberté d’expression est un droit facilement bafoué à cause de l’orgueil de certains se trouvant mieux que d’autres, alors qu’il suffit juste de discuter, d’échanger…le livre n’est pas à la base un outil d’échange ?

    • Oui effectivement le fait de parler de livres que l’on n’aime pas sur nos blogs permet aussi de nous différencier (toute proportion gardée) avec les grands médias, on n’est pas des critiques littéraires, mais des lecteurs qui donnons notre avis. Ce que je trouve dommage c’est que par crainte de se faire houspiller on soit plus ou plus forcé à ne parler que des livres que nous avons aimés, c’est cela qui m’ennuie, mais pas si le blog, comme celui de Diabazo a une autre optique de ne présenter que le meilleur, tout est une question de choix au départ. Mais je comprends aussi que se faire agresser par un auteur vivant pousse à être moins porté vers des critiques négatives.

      • « houspiller » c’est mignon ce mot, je croyais qu’il ne vivait qu’à l’oral…
        pour les auteurs mécontents, d’ici à ce qu’il y en est un qui arrive chez moi, il y a du chemin, donc je dors sur mes deux oreilles, c’est sûr que les personnes recevant des Service Presse sont un peu plus attendues au tournant…tu vois de qui je parle 😉

        • Sinon je crois avoir plus eu l’occasion de démonter des sorties ciné que des romans…ah non il y en a eu deux cet été : celui par Zoé Shepard et  » Le mec de la tombe d’à côté »..je crois que c’est tout sinon…

        • c’est joli non « houspiller » 😉 ?
          non je ne vois pas du tout, mais sans plaisanter, je n’ai pas encore eu droit aux foudres « auctoriales » 😉 malgré des critiques négatives sur certains romans récents !

  3. J’avoue que je n’ai que très peu fait d’avis négatifs sur mes lectures dans la mesure où il y a très peu de livres que je n’ai pas aimé… « L’Enfant de l’Amour » de Doris Lessing avait été un de ceux-là, mais je ne pense pas l’avoir spécialement descendu en flèche… J’ai juste exprimé mon ressenti : pas emballée du tout par l’histoire et l’écriture par rapport à la 4ème de couverture qui en annonçait plus…
    Plus généralement, quand je n’aime pas quelque chose je le dis et je dis pourquoi surtout!… Il n’y a rien qui m’horripile plus que quelqu’un qui te dit que quelque chose est nul, qu’il déteste ça, mais qu’il ne dit pas pourquoi… Parfois c’est aussi une histoire de « rencontre ». Tu lis un roman qui a fait fureur chez d’autres, mais pour toi, à ce moment-là, ça a été une lecture bof… Ce sont aussi des choses qui arrivent… On peut ne pas aimer un style, une histoire, le tout est de mettre les formes pour le dire… Il n’y a rien de très constructif dans un billet qui dit seulement que le livre dont on parle est mauvais (et je reste polie), sans en expliquer le pourquoi…
    Maintenant, quand les formes et les arguments de ton déplaisir pour un livre sont là mais que l’auteur ou d’autres lectrices t’envoient des noms d’oiseaux, je ne trouve pas cela très fair-play et, encore une fois, pas du tout constructif… Comme tu le dis, écrire son ressenti c’est aussi une façon d’engager le débat sur le sujet du livre ou la façon qu’a l’auteur d’amener son récit… Donc, pas besoin d’être hargneux pour le faire…
    C’est aussi pour cela que j’apprécie tes billets, tu argumentes toujours spécifiquement ton point de vue et ton ressenti quand tu nous parles de tes lectures… Après, si on veut se faire une idée plus précise, il faut lire aussi le roman… Et là le véritable échange a lieu!… Tout est une question de bienséance et de diplomatie finalement… 😉

    • La critique négative n’est pas toujours facile parce que, quoiqu’en dise on risque de toucher des susceptibilités, celle de l’auteur, mais aussi celle des lecteurs qui ont aimé le roman critiqué, c’est pourquoi je pense qu’une critique négative doit être encore plus argumentée qu’une critique positive. Le débat est bien sûr plus passionné encore quand l’auteur est très connu et très aimé, mais après tout si on n’aime pas, si on n’a pas été touché par le roman, pourquoi ne pas le dire ? Il y a plus de lectures bof bof, que de lectures que je n’ai pas du tout aimée, celles-ci restent malgré tout assez rares.

  4. Je suis d’accord avec toi. Dans le cadre de mon travail, je suis amenée à chroniquer des livres pour la revue de l’association. En accord avec la responsable de publication, quand je n’aime pas un livre, je le dis. Et c’est vrai que tout est dans la manière de le faire : on argumente SES choix, et j’insiste là-dessus car finalement, chacun choisit ses lectures en fonction de ses choix et un même livre ne peut pas plaire à tout le monde.
    Et d’une manière générale, je suis plutôt une lectrice assez enthousiaste.

    • On choisit un roman et on se rend compte que finalement ça ne passe pas, c’est dans ce cas de figure que je parle de critique négative ou non ! doit-on ou non en faire une chronique en sachant que l’on va être assez sévère.

  5. Je trouve, personnellement, qu’un blog où il n’y a que du positif est moins crédible qu’un blog qui avoue aussi ne pas avoir aimé tel ou tel truc. Le blogueur devient moins humain et on a même parfois tendance à penser, alors, que cette personne ne doit avoir rien en commun avec nous pour ne penser que du bien de ce qu’elle lit, et donc on ne suivra pas ses conseils de lecture…

    • Pour les blogs qui ne font que des billets positifs, tout dépend en fait du choix du blogueur, ce peut être aussi un choix que de ne parler que des romans qui comptent ! il s’avère que ce n’est pas le mien !

  6. J’ai ouvert mon blog pour PARTAGER mes lectures, toutes mes lectures. A priori, j’essaie quand même d’aller vers des livres qui vont me plaire et de rester positive mais en m’octroyant la liberté d’y mettre des bémols, ce que l’on trouve rarement dans la presse spécialisée… Mais, il est vrai que, dans le cadre de partenariats, on peut tomber sur des…livres bizarres, qui n’ont de livres que le nom ! Et là c’est presque un devoir de le signaler ! Car certains auteurs se moquent carrément de leurs lecteurs sans parler de la perte de temps car comme tu le dis nous devons nous justifier deux fois plus ! Cela ne m’est arrivé qu’une fois de « descendre » un livre à ce point, mais je l’ai montré à une autre blogueuse amie, qui n’a même pas voulu le lire, déjà écoeurée par l’entrée en matière de 50 pages ! Que nous soyons subjectives parfois, certes, mais nous le précisons, qu’un auteur mégalo se prenne pour Dostoïevski,s’ il le dit, nous ne sommes pas obligées de le croire. Et celui dont je parle n’a même pas osé se montrer sur mon blog ! Cela dit, si ça arrivait, je me sens assez solide pour lui dire le fond de ma pensée ! Oh !

    • Le cas des partenariat pose vraiment le problème, à tel point que certains blogueurs préfèrent ne pas en prendre pour ne pas avoir à faire des critiques négatifs et subir éventuellement les foudres de l’auteur, ce que je trouve bien sûr dommage, mais je reconnais qu’écrire un billet négatif sur un roman qui risque d’être lu par l’auteur (étant au courant du partenariat et donc attendant les avis) est délicat. Le problème étant que l’on juge un livre et pas forcément un auteur, c’est un peu comme se prendre une mauvaise note, c’est la copie qui est mauvaise mais pas forcément l’élève !

  7. Je comprends ta position sur le plan théorique mais j’avoue que je ne me l’applique pas à moi-même. Mon blog est pour mon plaisir, uniquement, et je n’ai pas envie de consacrer du temps/ de l’énergie à quelque chose qui ne m’intéresse pas. Bien sûr il peut arriver qu’un livre soit « intéressant » à quelque titre que ce soit, même s’il ne me conquiert pas. Dans ce cas, j’imagine que j’en parle. Mais un livre qui me déplaît franchement est aussitôt évacué. Avec un détail : je suis de caractère encline à l’indulgence, toujours prête à faire des efforts de compréhension et d’explication, ce qui doit plutôt donner des billets balancés.
    En ce qui concerne les critiques professionnelles négatives, il y a la radio : le Masque et la plume sur Inter, et la Dispute (du vendredi) sur France Culture. Ce sont des émissions sans les auteurs et les critiques sont de plus ou moins bonne foi mais savent être très critiques.
    Parmi les différences entre critiques pro et amateurs, je pense que l’on peut placer les critiques négatives : les blogueurs et les amis font ce qu’ils veulent (sans les insultes bien sûr) alors que les pro devraient avoir l’obligation de rendre compte de toutes les parutions récentes, appréciées ou non.

    • Je ne recherche pas le billet négatif, dans le sens où je ne vais pas m’embêter à lire un roman dont je sais, pour plusieurs raisons diverses qu’il risque de me déplaire, je parle de livres que j’ai choisis et qui au final m’ont déçue. Mais je suis aussi curieuse, donc il peut arriver que j’en vienne à lire un auteur par curiosité et aussi pour vérifier si effectivement il ne me plaît pas, ça peut paraître bizarre, mais je me dis qu’il faut avoir lu de tout pour avoir un avis plus éclairé. Je compte notamment lire un ou deux Marc Lévy, non par masochisme, mais pour me rendre compte vraiment de ce que ça vaut pour moi, et j’espère être surprise. En fait c’est ça, j’espère toujours être heureusement surprise, mais je suis sans doute trop optimiste 😉 !
      C’est vrai que de plus en plus on parvient à voir et écouter des émissions qui présentent des avis divergents, c’est aussi pour cela que j’aime bien Gérard Collard, parce qu’il dit ce qu’il pense réellement des livres, ça ne l’empêche pas de vendre ces livres décriés mais en allant dans sa librairie on connait ses goûts, ce qu’il aime et ce qu’il déteste, après libre à chacun d’acheter ce qu’il veut, mais quelqu’un qui affiche ouvertement ses affinités et des détestations, je trouve cela sain. Pour les critiques pro je suis donc entièrement d’accord avec toi !

  8. Je suis justement en train de rédiger un avis négatif sur un thriller. La seule bonne nouvelle est que les raisons pour lesquelles je ne l’ai pas appréciés sont très claires pour moi.
    Il est vrai que, parfois, je ne publie pas les avis sur un livre que je n’ai pas aimé – je n’ai pas envie de perdre du temps à rédiger un billet alors que j’ai déjà perdu du temps à lire le livre.

    • C’est marrant cette notion de « perte de temps » et d’énergie qui revient dans les commentaires. C’est quelque chose à laquelle je ne pense pas, si vraiment le livre me barbe je l’abandonne mais je ferai un billet quand même pour expliquer pourquoi. J’ai peut-être trop de temps pour moi 😉 ! je crois que le plaisir d’écrire sur les livres m’empêche de penser que cela est une perte de temps même quand le livre est mauvais, j’aime écrire sans doute autant que lire et c’est pour cela que le blog est vraiment le meilleur moyen que j’ai trouvé pour concilier les deux. Je conçois la perte de temps à lire un livre qui ne m’intéresse pas, mais pas quand il s’agit d’en faire un billet… il y a tant de livres qui m’attendent qu’effectivement se traîner un boulet est une perte de temps.

  9. Moi je suis pour donner son avis mais avec franchise, philosophie et doigté.Ton billet est très juste. Chaque lecture est personnelle, chaque rencontre très intime. On ne peut pas forcer quelqu’un à aimer un livre que l’on a aimé. Je lis les bonnes comme les mauvaises critiques mais j’aime avant tout me faire ma propre opinion du roman si je souhaitais le lire !
    voilà pour mon avis, toujours un peu de diplomatie quand on souhaite partager et être lu, c’est bien ! Bises !

    • Pour un avis positif on se pose moins de questions je pense. Pour les négatifs, je crois aussi qu’il faut être plus rigoureux, et que l’on ne peut se contenter de dire : j’aime pas. Et puis ce qui est intéressant aussi comme tu le dis c’est de voir, et cela se perçoit particulièrement lors des LC, des avis très différents sur un même roman, cela permet d’en parler, d’échanger ses points de vue, et peut-être donner envie aux autres de le lire pour se forger son propre avis !

  10. C’est marrant que tu abordes ce sujet, quelques jours après la publication de mon premier billet négatif depuis l’ouverture de mon blog ! J’ai l’impression que tu m’as espionnée, non ? 🙂 car du coup j’ai beaucoup parlé autour de moi puisque je trouve que c’est une épreuve difficile ! autant il est presque facile et plaisant d’écrire sur un livre qui m’a enthousiasmé, autant il est difficile d’écrire sur un livre qui m’a déplu … C’est pour cela que jusqu’à présent je n’avais jamais publié de critiques vraiment négatives : lorsque je n’ai pas aimé un livre, je le pose et je passe au suivant mais je n’ai pas envie d’écrire dessus. Or, pour celui-là, j’ai eu envie d’écrire dessus pour exprimer ma déception, et aussi et surtout car il avait eu du succès, il était devenu un best-seller alors que je ne suis énormément ennuyée .. et donc, pour la première, j’ai officialisé le fait que je n’avais pas aimé un livre. C’était un grand pas pour moi, car normalement je suis une lectrice facile à contenter. Mais je me rends aussi compte que mon blog a une influence positive sur moi : le fait de chroniquer un livre me pousse à y porter un regard plus critique, sur les raisons pour lesquelles je l’ai apprécié ou non. Dans un sens, je pense simplement qu’il faut chroniquer quand on ressent le BESOIN de le faire, quand cela peut apporter quelque chose aux autres. Dans ce cas-là, j’ai ressenti le besoin de prévenir mes visiteurs qu’il fallait éviter ce roman-là … et suivre ses envies est le plus important pour qu’écrire sur les livres reste un plaisir.

    (désolée pour la longueur de l’article mais c’est un sujet clé !)

    • J’ai fait ce billet pour plusieurs raisons, tout d’abord parce que ce sujet m’intéresse ensuite grâce au billet de Diabazo, mais aussi à cause des remous causés par un auteur en mal d’égo, de certaines questions posées sur FB par des amies blogueuses à propos des partenariats et du risque de ne pas aimer les romans reçus, et sans doute aussi grâce à ton billet que je me souviens avoir lu en effet (j’ai l’oeil partout;) ). Contrairement à toi, je pense être justement une lectrice difficile, je m’en rends compte surtout depuis la création de ce blog, en fait je suis une ch…se, j’en ai tout à fait conscience, et en plus j’ai tendance à vouloir tout disséquer, mais ça remonte à l’enfance, ma grand-mère m’appelait « fouille m… », et mes amies de fac me surnommaient « la tête chercheuse », ça me colle donc à la peau. J’ai besoin d’analyser, de comprendre pourquoi ceci, pourquoi cela, et le pire c’est que ça m’amuse ! on va donc dire que c’est un BESOIN pour moi, après les livres s’y prêtent plus ou moins. J’aime bien ton commentaire parce qu’il rend bien compte de la difficulté que représente le fait d’écrire un avis négatif, et d’autant plus quand c’est le premier ! merci donc, et ne t’excuse pas de faire long, j’adore ça, c’est pour moi très enrichissant !

  11. Roooh, il y a encore trop ce coms que je n’ai pas le temps de lire ! 😦
    Je voulais juste dire que personnellement, j’ai bien du mal à trouver les mots justes lorsque je n’ai pas aimé une lecture. De un parce que j’ai peur de la réaction de l’auteur/éditeur (conflits, plus de sp (et oui, ça peut compter !)), de deux parce que c’est compliqué de dire qu’on n’a pas aimé sans descendre en flèche le bouquin et surtout on se livre et on se dévoile beaucoup plus lorsqu’on n’a pas aimé et ce n’est pas forcément aisé.
    J’essaie d’être diplomate et de rester soft mais j’ai parfois les doigts qui me démangent !

    Par contre, je voulais rajouter que ça va aussi dans l’autre sens quand tu parles de femelles écervelées. Quand chaque billet est « un gros coup de coeur », il y a de quoi se poser quelques questions.

    • « on se dévoile beaucoup plus lorsqu’on n’a pas aimé » : c’est vrai que l’on se définit aussi par ce que nous n’aimons pas, et affirmer que tel auteur ou tel roman ne nous plaît pas pour diverses raisons est en effet plus délicat, parce que l’on s’oppose parfois à une majorité de lecteurs qui aiment, et c’est sans doute ce qui est le plus difficile.
      Pour ton dernier paragraphe, je suis entièrement d’accord, rédiger un coup de coeur me paraît beaucoup plus compliqué que de rédiger un coup de griffe, car on abuse souvent de superlatifs élogieux qui peuvent paraître suspects.

  12. Je suis tout à fait d’accord qu’il ne faut en aucun cas se sentir muselée… Le seul problème que je rencontre moi pour parler négativement d’un livre c’est que « tout est relatif » comme dirait l’autre… Je veux dire par là que nous avons toutes tellement des façons différentes de voir un livre, alors rien de moins sûr que le livre que nous n’avons pas aimé ne soit pas adoré par d’autres… Rien n’est plus personnel qu’un avis, qu’un ressenti sur une lecture…
    Et puis il y a parfois des lectures qui me laissent hésitantes et confuses… Le dernier livre dont j’ai parlé en est un parfait exemple… Je sais que d’une façon je l’ai beaucoup aimé, certaines phrases étaient très belles et le style assez particulier pour m’intéresser… Mais d’une autre façon j’ai eu l’impression de rester en amont de ce livre, sans pouvoir vraiment y être intégrée… Une impression désagréable d’être resté à l’extérieur… Tu vois ce que je vois dire ? Donc, cela confirme encore une fois ce que je pense et la question du pourquoi je ne pourrais jamais dire du mal d’un livre : tout est affaire de sensibilités et nous avons tous la nôtre !!

    • Je crois qu’il faut partir du principe établi que nos avis sont avant tout des avis subjectifs, donc relatifs, et que cet avis vaut pour ce qu’il est, notre lecture, et que d’autres en effet peuvent trouver ce roman intéressant, c’est ce que certains auteurs ne comprennent pas toujours. Il faut donc JUSTIFIER plus notre propos avec nos propres arguments qui ne sont pas forcément ceux des autres.
      Pour ce que tu dis du roman que tu viens de lire, je comprends très bien, nous ne sommes pas toujours bien disposés pour aimer tel livre, ce n’était pas forcément le bon moment, et il peut arriver que nous passions à côté à cause de cela, et non pas tant à cause du roman lui-même. Ta réflexion montre bien la difficulté qui est la nôtre de rédiger un avis négatif. Par contre si ta sensibilité fait que tu n’aimes pas un livre, tu peux très bien t’en expliquer, cela ne signifie pas que le livre est mauvais, juste qu’il ne t’a pas touché pour diverses raisons !

  13. Pour répondre à Mélo (dont je viens juste de lire le commentaire) je voudrais dire que j’ai souvent des « gros coups de coeur » et je suis toujours sincère quand je le dis (sans être, je crois, écervelées :0(
    Alors soit j’ai beaucoup de chance, soit je commence à savoir très bien choisir mes lectures… C’est vrai que maintenant, je sais (en général) ce qui va me plaire ou pas… Je repère (là aussi sans généralité) le style qui me va ou ne me va pas… Et puis souvent, je suis fidèle à des auteurs que je sais que je vais aimer… forcément !!! (pas d’inquiétude Mélo, je ne suis pas du tout froissée mais j’avais envie de réagir à ta phrase :0)

    • Pas de soucis 🙂 je ne suis pas froissée non plus. Je voulais juste rebondir sur le passage de « femelle écervelée » dont a parlé George.
      Je conçois que certains aient beaucoup de coups de coeur mais je doute que tout le monde soit sincère justement ( c’est mon côté cynique :p). Mais en même temps c’est tellement relatif et propre à chaque personnalité le sentiment de coup de coeur… Personnellement je n’emploie pas ce terme à la légère et je suis parfois agacée de le voir employé â tout va. Pour moi un coup de coeur c’est précieux, c’sdt important et c’est assez rare.
      (Désolée si certaines phrases sont maladroites, j’écris depuis mon tel)

      • Je te suis sur ce que tu dis sur les « coups de coeur », pour moi aussi ils sont rares parce que j’ai des critères assez exigeants : une histoire, un style, une réflexion que le livre provoquera en moi… et il est difficile de trouver un roman qui réunisse tous ces critères.

      • J’en conclus alors que j’ai beaucoup de chance… Ou alors que je choisis très bien mes lectures… J’ai eu beaucoup de coup de coeur cet année et l’année dernière… Et c’était chaque fois pour moi une rencontre précieuse… Mais je touche du bois, j’espère que ça durera… Parfois, certains mois, on accumule les lectures bof bof (ça m’arrive aussi je te rassure) et après on frôle la panne de lecture…

        • les livres pour lesquels je peu dire « c’est un coup de coeur » sont assez rares, je peux les avoir beaucoup aimés sans que ce soit un livre essentiel !

  14. Je me faisais justement la réflexion ces derniers temps après avoir vu par hasard des billets qui frisaient la méchanceté gratuite. Cela m’ait arrivé de faire un avis négatif mais j’ai essayé à chaque fois de peser mes mots et d’expliquer pourquoi cela ne m’avait pas plu, et si c’est possible de mettre un lien vers un avis plus positif que le mien. Tout simplement parce que si j’étais l’auteur j’aimerais savoir ce qu’on pense sincèrement de mon oeuvre mais pas que l’on manque totalement de respect envers mon travail.

    • J’essaie de différencier le roman et l’auteur, mais ce n’est pas toujours évident d’autant plus quand on sait que l’auteur lit les blogs. Juger d’un roman n’est pas forcément juger l’auteur, il a sans doute écrit d’autres romans qui nous ont plu ou nous plairont. Ce que tu dis au début de ton commentaire va dans le sens de ce que je tentais d’expliquer dans mon billet : la méchanceté gratuite, la tentation du bon mot qui dénature le billet, je crois en effet qu’il faut être beaucoup plus rigoureux dans un billet négatifs, et expliquer avec des arguments précis, ce qui peut ne pas être facile.

  15. Billet intéressant qui me fait penser à une mini-discussion sur livraddict ; et à une réflexion d’éditeur. Comme si on n’avait juste le droit de parler des livres qu’on a aimé, et les autres, si on ne les a pas apprécié, surtout ne pas en parler.
    Je suis comme toi, je parles de tout, je trouve que c’est notre liberté et que du moment que c’est argumenté et poli il n’y a pas de problèmes. Je te rejoins aussi sur la tentation « d’en faire trop », de faire des bons mots pour des bons mots, et faire rire.

    Je ne parles plus de toutes mes lectures maintenant, mais ce n’est pas pour cette raison ; les livres dont je ne parles pas, je peux les avoir aimé, mais je peux ne rien avoir à dire de « très intéressant »; juste j’ai aimé, c’est drôle, lisez-le ?
    Enfin bref c’était aussi ma pensée du jour !

    • Je n’ai pas suivi cette discussion sur livraddict, un éditeur vous a demandé de n’écrire que sur des livres qui vous ont plu ? un auteur m’a proposé un de ses romans, et m’a demandé de le lire mais pas forcément de le chroniquer, ce qui, si j’ai bien compris, laissait sous entendre : « n’en parlez pas si vous ne l’aimez pas ». J’ai répondu que je faisais un billet sur tous les livres que je lisais, en bien ou en mal selon ce que j’en aurais pensé, après libre aux auteurs ou aux éditeurs d’accepter le deal. Par principe je serais tentée de refuser un partenariat qui me dirait de ne pas faire de billet si je n’aime pas, comme disent les enfants, « ce n’est pas du jeu », et j’aurais l’impression d’être manipulée. Et puis voir des billets toujours positifs sur des romans proposés en partenariat a pour moi quelque chose de louche, j’ai du mal à y croire.
      Je trouve aussi qu’écrire un coup de coeur est plus compliqué 😉

      • D’accord pour le coup de coeur, j’ai eu ce problème avec Et rester vivant.
        Pour la discussion non, ce n’était pas avec un éditeur, ça me faisait juste penser au directeur de Bragelonne qui s’interrogeait aussi sur l’intérêt des critiques négatives ^^

        • Une critique négative est intéressante quand elle est argumentée, et parfois elle peut susciter l’envie de lire le livre aussi !

  16. Pour ma part, je parle de TOUS les livres que j’ai lus. Que cela soit en bien ou en mal. Je pense que ne parler que des livres que j’aime reviendrait à faire un semi-mensonge, cacher la vérité : eh oui, il arrive aussi qu’on n’aime pas un roman, ou un auteur, et parfois même un livre qui a été adoré par d’autres ou bien porté aux nues par la presse…
    J’aime beaucoup écrire mes billets, et tout particulièrement une critique négative, car c’est un exercice intellectuel très intéressant. Comme tu le dis si bien, George, il ne faut pas tomber dans le billet facile qui fait rire aux dépends de l’auteur (bien que, parfois, ça titille vraiment quand on est tombée sur un vrai gros nanar indigeste…), mais bien argumenter et expliquer les raisons qui font que le livre ne nous a pas plu.
    Alors, oui, parfois on s’expose à des réflexions au choix stupides, violentes, agressives, menaçantes… mais bon… je continue à parler de toutes mes lectures avec le même plaisir ! Et je n’ai pas la prétention de me dire que mon petit avis personnel sur mon petit blogounet va changer la vie d’une oeuvre, faire ou défaire sa carrière future d’oeuvre littéraire ou de pavé à brûler 😉 (j’aimerais bien, mais bon, faut pas rêver, nous, blogueurs, n’avons pas encore une si grande influence que ça, n’en déplaise aux auteurs mécontents qu’on ait critiqué leur bébé et qui voudraient nous faire retirer nos billets !).

    • Entièrement d’accord avec toi, comme toi j’ai choisi de parler de toutes mes lectures sur mon blogs, même de celles que je n’ai pas aimées et je trouve cela aussi intéressant de comprendre pourquoi on n’a pas aimé 🙂

  17. Moi aussi je chronique toutes mes lectures car au départ mon blog est pour garder une trace de mes lectures et échanger autour d’elles et donc en bien ou en mal, j’en parle. Et pour les partenariats, je ne me laisse pas influencer : j’ai même abandonné une ou deux fois des romans reçus par ce biais, mais j’ai toujours éxpliqué pourquoi. Je n’accepterai sans doute plus de livre envoyé directement par l’auteur car j’ai été assez mal à l’aise la fois où ça m’est arrivé : je n’ai pas menti dans mon billet mais tout le long de ma lecture je pensais déjà à ce que j’allais dire et je ne fonctionne pas comme ça d’habitude 😉

    • Pour les partenariat, si je n’aime pas je le dis aussi !j’ai abandonné certains romans, incapable de continuer, ce n’est pas toujours évident parce que l’on peut en avoir un avis tronqué quand on ne finit pas le livre, donc en général j’essaie d’en lire au moins la moitié ! Quand le livre nous parvient par le biais de l’auteur c’est encore plus délicat, c’est vrai mais il faut essayer de garder la tête froide,mais je reconnais que ce n’est pas simple !

  18. Sur un blog on est libre de donner son avis. C’est personnel. La question ne se pose même pas ! Les auteurs qui n’aiment pas la critique négative il y en a toujours eu, mais c’est à quoi ils s’exposent en rendant leur ouvrage public. S’ils ne veulent que de bonnes critiques, il ne font lire leur roman qu’à leur famille et amis et là ils sont plus ou moins sûrs de n’avoir que de bons retours.
    On ne peut pas plaire à tout le monde !

    • Surtout que comme le signale Liliba je ne pense pas qu’un blog soit suffisamment influent pour défaire une réputation et influer sur les ventes !

  19. Coucou !
    Je considère mon blog comme un petit salon où j’invite des amis pour prendre un thé et parler… des livres. Alors, dans mon enthousiasme, je dis les choses en toute franchise. Pourquoi mentir ? Comme beaucoup, je choisis mes livres en fonction des mes envies et de mes goûts. J’ai alors très peu d’avis négatifs, mais lorsque j’en ai, cela se résume alors à des sentiments mitigés, des petites déceptions. Un avis assez tiédasse mais pas virulent. J’ai lu, il n’y a pas longtemps « La délicatesse ». Ce livre ne m’a pas déplu, mais j’ai tenu quand même à souligner que les louanges étaient peut-être surfaites. Bref, je sais que tu comprends ce que je veux dire…
    Voilà, c’était ma petite contribution pour faire avancer le Schmilblick.
    Bisoussss

    • Tu n’as pas eu un livre, que tu avais choisi, et qui finalement t’as beaucoup déçue, et que tu as détesté ? c’est surtout de cela dont je parlais ici ! il n’y en a pas forcément des masses de ces livres là, mais quand ça arrive c’est très désagréable !

      • Oui, certains polars et ceux-là, je n’ai pas envie de les chroniquer. Depuis quelques années, il y a aussi les Nothomb. Je les achète tous, je les lis et je suis déçue, déçue, dé… Il faut dire que j’étais plutôt fan dans ses débuts. Le dernier sorti est sur mon chevet et je n’arrive pas à le lire, pourtant il est tout petit.

  20. J’arrive encore après la bataille…
    Justement j’ai encore écrit un billet négatif hier soir! Je pense moi aussi être une lectrice difficile, même une ch… se comme tu dis et il me semble tout aussi utile de dire qu’on n’a pas aimé que de dire qu’on a aimé.
    Il y a des critiques négatives qui me font bondir quand leur auteur est visiblement passé à côté du bouquin et que sa critique démontre beaucoup plus son incompréhension que la nullité du livre, mais souvent les critiques négatives sont argumentées et intéressantes. Il y a souvent plus à dire sur ce qu’on n’aime pas que sur ce qu’on aime.
    Pour ma part, je ne me prive pas d’en faire, même si des fois je me sens un peu mal à l’aise quand je vais à contre-courant de l’opinion générale ou quand je pense à ce que je ressentirais si j’étais l’auteur et si je tombais par hasard sur mon billet. Je m’efforce simplement plus encore d’argumenter que d’habitude. Et je fais attention à rester aussi objective que possible : comme tu l’as dit, une critique négative peut être drôle et il peut être tentant de tomber dans la mauvaise foi pour faire de l’humour. Ce qui fait qu’au final, je les relis plusieurs fois, atténue souvent mes propos, et y passe beaucoup de temps!
    Je dégagerais deux types de critiques négatives : il y a les livres auxquels on n’accroche pas, et là c’est une question de sensibilité personnelle et ça ne remet aucunement en cause les qualités intrinsèques du livre. Ca n’en reste pas moins utile pour savoir si un livre nous plaira ou pas si on sait que la sensibilité de l’auteur de la critique colle avec la nôtre ou pas. Et il y a les livres où ça pèche, notamment sur le fond, je pense en particulier aux essais, et, dans ce cas, une critique négative qui n’est pas inutilement méchante me paraît d’autant plus utile parce qu’elle est informative et permet de rectifier le tir. Je regrette effectivement d’en trouver plus sur les blogs que dans les média… et c’est pour ça que j’apprécie Le masque et le plume, même si les critiques du Masque ne sont pas totalement dépourvus de mauvaise foi!

    • Ce n’est pas toujours facile de faire une critique négative, il faut se concentrer sur le bouquin et rien d’autre sinon on a vite fait de gamberger !
      J’avais beaucoup aimé ta critique sur le dernier Teulé d’ailleurs, parce que justement tu argumentais, et expliquais très bien à la fois ton ressenti mais aussi les failles historiques ! Quant à la mauvaise foi, on a vite fait d’y tomber, et il faut reconnaître que parfois c’est agréable aussi 😉 ! samedi j’ai regardé « ça balance à Paris » sur Paris Première, j’aime assez cette émission, parce que les chroniqueurs font leur critique sans savoir si l’auteur, l’acteur ou le metteur en scène sont invités ou pas! etparfois la réaction de ces derniers sur les critiques est assez explosive, et c’est ce qui s’est passé samedi avec Jean-Michel Ribbes qui a insulté un des chroniqueurs et a voulu moucher une des chroniqueuses, pas très fair play !

  21. C’est une discussion très intéressante et je vois que ce n’est pas facile de trouver la bonne solution, normalement on devrait pouvoir dire ce que l’on pense d’un livre il n’y a rien de plus subjectif que la lecture d’un roman. Comme je travaille en bibliothèque et que les lecteurs aiment être conseillés moi je le faisais avec plaisir mais maintenant beaucoup moins parce que les lecteurs me reprocheraient presque le fait de ne pas avoir aimer le roman !! Je vois aussi l’influence des médias, on assiste à des vagues que j’appelle « d’hystérie collective » pour certains titres et auteurs : Millénium, Pancol et ses yeux jaunes des crocodiles, Marc Levy, Musso…..En ce moment c’est 1Q89 et le dernier Fanzen à croire qu’il n’y a que ça à lire actuellement !!! Et si par malheur je dis que je n’aime pas ho la la j’ai l’impression d’avoir blasphémé. Sur mon blog je mets souvent des critiques positives car je lis essentiellement les romans qui me plaisent, je fais des critiques négatives quand je participe à des lectures imposées comme le blogoclub ou si je reçois un livre d’un éditeur par l’intermédiaire de Babélio. Nous sommes dans une société de « consommation- plaisir » nous n’avons plus le droit de pas aimer et de le dire. Je remarque aussi que certaines émissions littéraires comme la « Grande Librairie sont devenues des lieux de promotion plus que des lieux de discussions. J’espère qu’un jour dans une émission littéraire on dira à Amélie Nothomb que ses romans sont de plus en plus limités en pages et en qualité, tout le monde le dit à mots couverts mais personne ne lui dit en face, elle fait partie du décor de la rentrée littéraire française. Moi je ne la lis plus ça fait longtemps……
    A ne pas dire, on vit dans une société d’hypocrisie totale mais il n’y a pas que pour la littérature, c’est pour tout pareil me semble-t-il…………………

    • Je te suis totalement ! et un de mes billets avaient déclenché des foudres parce que justement je parlais des auteurs que je n’aime pas (Lévy,Musso, Teulé etc.), les gens prennent les critiques pour eux, et c’est dommage, même si je peux comprendre parce qu’on s’investit dans ce qu’on lit, et que les livres que l’on aime nous définissent en quelque sorte ! mais je crois qu’il faut aussi avoir le « courage » ou le « culot » de parler aussi de ce que l’on n’aime pas, ce qui ne nous convient pas ! Les livres qui ont beaucoup de succès me sont souvent suspects, peut-être à tord, mais je crois que tout dépend ce que l’on recherche dans la lecture, je pense aussi qu’on ne peut pas mettre tous les auteurs dans le même panier, et qu’il est simple de le reconnaître ! comme tu le dis beaucoup d’émissions culturrelles, mais pas seulement finissent par n’être que des émissions de promo. Et oui, je pense aussi que l’hypocrisie et le politiquement correct devient lénifiant à force 😉

  22. Comme d’habitude, un article très intéressant à lire et qui fait réfléchir mais aussi des commentaires très inspirés. Mon problème à moi, comme tu le dis dans ton article, c’est que je ne suis pas du tout une guerrière. Sur mon blog, je n’ai jamais assassiné un livre. C’est peut-être du au fait comme l’écrit Evilysangel que les livres que je lis me plaisent plus ou moins. Je ne sais pas pourquoi mais je n’arrive pas à dire du mal d’un livre ou d’un auteur mais plutôt des ressentis de lecture. Mais cela ne m’empêche pas d’être tout à fait d’accord avec toi, sur son propre blog, on peut donner ses avis positifs comme négatifs. Mais j’avoue que je préfère lire un article négatif pour lequel la blogueuse a tourné sept fois ses doigts au-dessus du clavier avant de l’écrire plutôt qu’un article trop virulent. Mais je pense que c’est vraiment un avis qui m’est très personnel car j’aime les débats dans la bonne humeur que des débats qui peuvent être méchants un peu trop facilement et gratuitement. Je pense qu’on peut donner un avis négatif concernant un livre ou un auteur sans tomber dans l’excessif et même je trouve qu’écrire un avis négatif en restant dans le respect peut-être aussi un exercice très instructif car ce n’est pas si facile de trouver les mots justes dans ces cas-là. Mais bon, je sais que je me révèle être une mauvaise critique. Mon plaisir est vraiment dans la lecture ; ensuite, mon avis concernant le livre en question est plutôt l’occasion de voir si les autres lectrices et lecteurs ont ressenti les mêmes choses à la lecture mais toujours dans la convivialité. Je me dis que je suis peut-être vieux jeu ?!!

    • le terme « assassiné » était là pour provoquer un peu c’est pour cela que j’ai rajouté « ou presque » 😉 ! quand un ressenti est mauvais sur un livre, on tombe dans la critique négative, non ? Ce qui est intéressant aussi quand on fait une critique négative, c’est d’avoir des commentaires qui te disent le contraire et défendent leur opinion ! le problème est de ne pas associer critique négative à combat, revanche, ou règlement de compte ! il faut rester respectueux et argumenter son avis,après c’est juste une différence d’avis, et rien de plus !

  23. Il est certain que c’est difficile de devoir se défendre, et je ne publie pas sur tous les livres que je n’ai pas aimé, seulement ceux qui selon moi peuvent plaire à d’autres. J’ai souvenirs de 2 albums envoyés par un tout petit éditeur que j’ai vraiment détesté, j’ai préféré lui énoncer par mail ce que je n’ai pas aimé plutôt que de le publier sur mon blog…
    Après pour un roman comme Blog de Blondel, avec un avis mitigé, je suis contente d’avoir pris le temps d’écrire, car M. Blondel est venu me répondre avec beaucoup de pertinence!

    • J’ai lu en effet tes échanges avec Blondel, c’était passionnant, mais la grande différence c’est que Blondel est quelqu’un de bien et d’intelligent 😉 !

  24. au collège, une prof nous avait dit qu’il était plus facile de parler d’un livre que l’on avait pas aimé que d’un livre qu’on avait aimé…. c’est souvent vrai.
    quand un livre ne me plaît pas, je le dis, mais cela n’engage que moi (ex : la délicatesse) et je comprends tout à fait ceux qui n’ont pas aimé mes coups de coeur (désolations)
    chacun voit midi à sa porte.

    mais pas la peine de descendre en flèche ! ce livre n’était pas pour moi, c’est tout

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