Vendredi 25 Février 2011 : Avis de propriété !

18h01

Quand une blogueuse part en vacances et perd sa connexion internet que se passe-t-il quand elle rentre de vacances ? C’est la panique. J’ai déjà parlé ici des Google reader qui explosent, des commentaires accumulés, des mails à dépouiller, mais le pire est sans doute de tenter de reprendre le train en marche. Contrairement aux autres fois, j’ai décidé de consulter (même en accélérer) la montagne de billets de mon GR. Cela me permet de lire un peu ce qui s’est dit pendant mon absence, les livres lus, les nouveaux challenges, les éventuels discussions sur les blogs des uns et des autres.

Et deux billets ont attiré mon attention parce qu’il pose la question de la propriété d’une idée ! Sommes-nous propriétaire d’une idée publiée sur notre blog ? Est-ce à celui ou celle qui publiera son billet en premier, ou les idées sont-elles à tout le monde ?

Une blogueuse a dû renoncer à créer un challenge parce qu’un autre blogueuse avait déjà lancé un challenge sur le même auteur ; une autre a repris un concept de blog, une autre encore a créé un challenge entre amies blogueuses sur un auteur sur lequel existe déjà un autre challenge … que faire ?

La question est épineuse, au premier abord ! car deux idées semblables peuvent entraîner une confusion, voire, pire, une sorte de compétition malsaine à savoir qui aura le plus de participants, de lecteurs et j’en passe… autant vous dire que je trouve cela d’une vanité détestable !

Quelle solution peut-on prendre ? Deux choix se présentent : l’abandon pur et simple de son idée si celle-ci n’a pas encore été publiée sur le blog, ou… contacter le ou la prima-blogueu(r)se pour demander si, éventuellement cela serait possible, ou encore, rendre à César ce qui appartient à César, et faire référence au/à la prima-blogueu(r)ses en citant son nom avec lien vers son blog… bref, être poli et respectueux ! finalement c’est assez simple, et je constate que c’est ainsi que les choses se sont finalement passé ! donc tout est bien dans le meilleur des mondes possibles!

Mais où veux-je en venir ?

Les blogueurs-lecteurs sont avant tout de grands lecteurs et des amoureux de la littérature et des auteurs, ils se tiennent au courant des nouvelles parutions, les lisent et il est donc normal que les mêmes idées naissent en même temps dans plusieurs cerveaux de blogueurs. D’autre part, que ce soit pour un challenge ou pour une idée de sujet pour un blog, ce n’est pas tant l’idée qui compte que ce qu’on en fait ! or les blogueurs ont leur propre personnalité, leur propre façon de concevoir leur idée, et par conséquent le résultat peut être différent ! Si les auteurs ne devaient plus traiter d’amour parce que ce sujet, cette idée est prise depuis Béroul, notre littérature serait bien triste ! Les idées sont donc à tous, et les auteurs, leurs livres aussi, à nous d’en faire quelque chose de personnel et d’être imaginatif !


Dimanche 13 Février : dans le RER avec Oates…

19h40

J’aime ces dimanches où l’on se lève tard, où l’on traîne en pyjama jusqu’à midi, et je les aime encore plus quand, dans l’après-midi, je sais que je vais rencontrer mes copines du Club des Lectrices.

Ce matin j’ai donc pu avancer ma lecture de Blonde. Cette écriture de Oates me fascine littéralement, c’est d’une puissance que les pages se tournent toute seules, et que l’on plonge dans l’atmosphère qu’elle évoque immédiatement. C’est pourtant un roman dense et souvent les évènements évoqués sont très noirs, mais comme toujours avec Oates, il y a une façon si particulière de dire les choses que je me laisse submerger par les mots.

Cette après-midi avait lieu la 3ème rencontre du Club des Lectrices. Ce mois-ci nous avions rendez-vous dans un autre lieu le « Café Livre » au pied de la Tour Saint-Jacques (que j’aime tant!). J’ai embarqué mon exemplaire de Blonde dans le RER.

Lire dans les transports en commun me plait enormément, on s’absente de la réalité !

Je suis arrivée très avance au Café Livre, le temps de réserver trois tables et de patienter en lisant un peu.

La réunion (bien que ce terme fasse très formel) fut, comme toujours un moment très agréable. Nous avons parlé de notre lecture de La Fenêtre Panoramique. Des avis très différents, et cependant, nous avons convenu que ce roman froid et distancié n’avait pas provoqué grand chose en nous, peu d’empathie pour ces personnages. Le mois prochain nous lirons deux romans de Sagan : Aimez-vous Brahms et Des bleus à l’âme, encore de belles lectures en perceptive.

Vendredi 11 Février 2011 : un air de printemps

20h24

Aujourd’hui il a fait beau sur la Région Parisienne et c’est suffisamment rare pour être signalé en ouverture ! Sinon petite surprise ce matin, alors que j’étais penchée sur mes copies et que je pestais. Le facteur m’a amené un gros colis de chez Dilisco (distributeur des éditeurs), et soudain j’ai eu l’impression d’être une libraire !!!! Après avoir ouvert le colis, deux livres écrasés par un plastique transparent pour les protéger et un bon de commande, comme les pro ! J’ai adoré ça ! quand je dis que je vais finir par ouvrir une librairie dans ma maison… j’en ai eu comme un parfum ce matin.

Alors en fait, il s’agissait d’un service presse de la maison d’Edition « Mortagne Fantasy » qui m’avait contactée la semaine dernière (et non prochaine comme je l’avais écrit par étourderie, mais de vilaines filles me l’ont fait remarquer). J’avais lu le mail avec scepticisme ne lisant pas ce genre de littérature, j’avais donc formulé ma réponse dans ce sens, leur conseillant de contacter des blogueurs plus habitués à ce genre littéraire. Mais ma correspondante m’a renvoyé un mail très sympathique dans lequel elle a su me convaincre, me voici donc en possession du tome 1 et 2 de :

J’ai lu la 4ème de couv. et je dois avouer que cela m’a intriguée ! Si je me mets à aimer la Fantasy je crains pour ma PAL !

Mercredi 9 Février 2011 : Ma PAL s’agrandit

17h54

La PAL (ou Pile A Lire) est la préoccupation majeure d’un blogueur-lecteur. Minimale avant l’ouverture du blog, la PAL a fortement tendance à grossir après l’ouverture d’un blog et la fréquentation des blogs de lecture. Elle rassemble donc tous les livres achetés mais pas encore lus. Hier j’ai mis à jour ma fameuse PAL, malgré quelques oublis constatés, celle-ci s’élève dorénavant à 380 livres. Un beau chiffre rond… mais ce chiffre ne rend pas compte matériellement de ce que représente une PAL et de la place qu’elle prend. C’est pourquoi j’ai construit cette petite photo montage pour mieux la visualiser.

Ma PAL est « empilée » dans ma chambre, j’aime avoir mes livres sous la main, pourvoir les feuilleter tout en m’étendant sur mon lit ou m’asseyant à mon bureau, mais j’avoue que je prends aussi un grand plaisir à m’asseoir à même le sol, me mettre à leur niveau, les sortir, les palper… Tous ces livres sont à la fois mon trésor, mais aussi une source d’angoisse quand mes lectures sont au ralenti, quand je vois les piles monter, la place se restreindre… J’aime en tenir un compte (plus ou moins) exact, répertorier ses titres (ce qui m’évite d’acheter deux fois le même!), et aussi de pouvoir les barrer quand je les ai lus !

Malgré le nombre, je ne désespère pas de tout lire (quoique….), je suis toujours pleine d’espérance, je compte sur les vacances, les périodes creuses, les petits livres, ceux qui se lisent vite tellement l’on est emporté par l’histoire ou le style… et puis après tout… j’ai la vie devant moi !



Vendredi 4 Février 2011 : Douce après-midi

15h05

Cela faisait longtemps que je n’avais pas pu profiter d’une après-midi sans copie, sans maladie et sans enfant (oh la mauvaise mère!). Oui, cette après-midi, je ne fais rien, ou plutôt je blogue, je vais, je viens sur les blogs des autres, je découvre, je me donne le temps de lire un peu, je prend le temps de regarder la chronique de Gérard Collard au Magazine de la Santé.

Ma lecture de La Fenêtre panoramique se poursuit tant bien que mal ! C’est assez étrange en fait ! je l’ai commencé dimanche dernier, et j’en suis aujourd’hui à plus de 300 pages, ce qui en soit n’est pas si mal puisque je n’ai guère le temps de lire, si ce n’est le matin, selon mon habitude. Et cela est d’autant plus étrange, que je ne peux pas dire que cette lecture me transporte… au contraire, je peine, mais paradoxalement les pages se tournent relativement vite ! Mon marque-page avance donc dans la masse des pages !

Comme je le disais plus haut, j’ai enfin pu suivre la chronique de Gérard Collard (mon librairie adoré) au Magazine de la Santé. Et comme toujours je suis frustrée : beaucoup trop courte cette chronique ! mais le temps de noter quelques titres cependant, dont le polar Alex de Lemaître, et Papa was not a rolling stone de Sylvie Ohayon. L’occasion aussi d’entendre parler de deux livres d’Elisabeth Badinter qui hantent ma bibliothèque : L’amour en plus et Emilie, Emilie. J’ai lu quelques pages du premier, et ai acheté le second l’été dernier ! Ce petit moment de délice m’a bien évidemment donné envie de courir à La Griffe Noire. Et cela me donne aussi l’occasion de parler du blog de la librairie qui a ouvert il y a peu et dont voici l’url : Le Blog de la Griffe Noire. Un blog à suivre avec attention !

Sinon, que dire?

Les nouveaux classement wikio paraissent en avant première sur les blogs, et je constate que je stagne à la 3ème place en littérature et à la 5ème en culture… j’attends la chute désormais, ne voyant pas comment je pourrais faire mieux ! Les demandes de service presse continuent à m’arriver tous les jours… c’est à la fois excitant et angoissant… heureusement mon facteur semble en grève et ma BAL est résolument vide ces derniers jours ! arriveront-ils tous en même temps ?

Un dernier point ! j’ai découvert une nouvelle bibliothèque électronique sur le blog de Manu. Il s’agit de Library Thing. Pas envie de faire concurrence à Babelio qui reste mon chouchou, mais je dois avouer que ce site me paraît très fonctionnel et j’ai bien envie de l’exploiter plus largement même si enregistrer tous mes livres me paraît un travail titanesque ! j’aime la fonction qui me permet de savoir si je lis plus d’auteurs morts ou vivants, plus de femmes que d’hommes… Un bon moyen aussi d’y voir plus clair dans la multitude de livres qui peuplent ma maison dans tous les coins, les plus insoupçonnés ! Je crois que je vais commencer par y entrer ma PAL, ce sera déjà pas mal pour commencer !

Mercredi 2 Février 2011 : Jour de crêpes et madeleines…

16h17

Comme toute bonne mère qui se respecte je viens de faire mon petit paquet de crêpes qui a été aussitôt englouti par des appétits voraces. Mais je voulais revenir aujourd’hui sur le téléfilm de Nina Companeez vu hier sur France 2. Quand la télévision française se décide à faire du culturel, ça fait mal ! Annoncé avec armes et fracas, l’adaptation de A la recherche du temps perdu a donc attiré ma curiosité hier soir. Ayant loupé les épisodes précédents, je me suis donc retrouvée au tome « A l’ombre des jeunes filles en fleurs », à Balbec. Le décors, les costumes sont dignes à la fois de Proust et de Nina Companeez dont j’aime en général les téléfilms depuis le très célèbre « Les Dames de la côte ». Ce qui m’a tout d’abord fort surprise est le personnage du narrateur : impossible pour moi de ne pas rire ! je suis désolée mais ce jeune homme me faisait incontestablement pensé à Mr Bean oui oui, Mr Bean… si bien que, j’ai eu un peu de mal à me couler dans l’histoire. Le côté ridicule du personnage a largement orienté mon appréciation de ce feuilleton. Cependant, et malgré un léger endormissement, j’ai suivi avec relativement de plaisir cette vision résumée et télévisuelle de l’oeuvre magistral de Proust ! Par contre, la bande annonce des derniers épisodes, diffusés ce soir, m’a fait bondir ! en effet, le feuilleton est annoncé comme étant : « les mémoires de Marcel Proust » !!! au secours ! mais quand va-t-on enfin se départir de cette facheuse tendance à tout ramener au biographique ! NON, A la recherche du temps perdu n’est pas une autobiographie de Marcel Proust et non, le narrateur n’est pas Marcel Proust ! Décidément la vulgarisation de la littérature semble toujours devoir passer par des erreurs d’interprétation !

« J’ai eu le malheur de commencer mon livre par le mot « je » et aussitôt on a cru que, au lieu de chercher à découvrir des lois générales, je m’analysais au sens individuel et détestable du mot », écrit Marcel Proust.