Mercredi 23 Mars 2011 : Lecture…

18h55

Le travail a repris de plus bel, si bien que, comme toujours, mon temps de lecture s’est vu rétrécir comme peau de chagrin. Pourtant, depuis quelques jours je suis dans un roman pour ado qui a beaucoup de qualités. A la fois l’histoire, et les personnages sont intéressants, mais le style n’a rien de honteux, bien au contraire. L’auteur a une telle propension à se glisser dans la tête de cette adolescente mal dans sa peau, terriblement intelligente, mais ne sachant pas encore quoi faire de toute cette intelligence, que la lecture de ce roman est passionnante ! Décidément les romans pour ado recèlent des trésors.

Mardi 22 Mars 2011 : La Transparence au Théâtre du Rond-Point

14h54

Hier soir, j’ai assisté à un débat très intéressant au théâtre du Rond-Point. Le thème : « Halte à la transparence!« . Comme l’a très bien expliqué Jean-Michel Ribes, il s’agissait là d’un titre polémique pour engager le débat. Les invités étaient les suivants : François Hollande, député socialiste ; Philippe Caubère, comédien ; Sylvie Kauffmann, journaliste au Monde ; Myriam Revault d’Allonnes, philosophe et Nathalie Rykiel, créatrice. Le débat était animé par Jean-Michel Ribes et Fabienne Pascaud de Télérama.

Les thèmes mis en débat étaient les suivants :

« Jusqu’au faut-il aller dans le dévoilement des choses, des êtres, des évènements ? Tout révéler fait-il avancer la démocratie, l’art, la morale ? Et si à l’heure de Wikileaks, l’absolue transparence se révélait parfois dangereuse : politiquement, artistiquement, éthiquement ? »

En citant Aragon et son « mentir vrai », Jean-Michel Ribes a donc posé le débat : il s’agit finalement de se situer entre le mensonge et la vérité, et où se situe le mensonge, ou l’omission et jusqu’où peut-on aller dans la révélation? Madame Revault d’Allonnes a rappelé que le souci de transparence remonte à la philosophie des Lumières. Pour que le peuple puisse juger, il faut qu’il soit informé. C’est également à cette époque qu’a été thématisée la notion d’espace public. Mais qui dit transparence ne dit pas dévoilement. François Hollande s’est alors demandé : « qu’est-ce que l’on doit montrer, qu’est-ce que l’on ne doit pas montrer ? », insistant sur le fait, que la sphère privée doit être préservée.

Il a été également question de la polémique concernant Alexandre Jardin et son roman Des gens bien. Cet entretien était très intéressant parce que l’auteur revendique la nécessité de dire la vérité, que celle-ci est signe de vitalité, même si elle fait mal, et que le problème ce n’est pas la vérité mais le mensonge.

Alexandre Jardin pose donc ici le problème de dire, dans un document qui sera rendu public, des éléments de la vie privée, mais des éléments choisis dans un but précis qui est la révélation des mensonges. Philippe Caubère est allé dans le même sens, lui qui a créé une très longue pièce sur sa jeunesse et ses années passées au Théâtre du Soleil avec Arianne Mouchkine. Pour lui, nommer les personnages de sa pièce par leur vrai nom était la seule solution pour exorciser, tenter de comprendre le mal être qu’il a résumé à : « ne plus appartenir au théâtre du Soleil ». Cela a finalement abouti à la conclusion que l’artiste, dans son art, puise dans ce qu’il est, ressent, pour le mettre au service de son art, non pour déballer sa vie, mais pour tenter de comprendre son existence. Rendre public ces éléments, c’est donc offrir, au public, la possibilité de se comprendre lui-même. C’est finalement cela que dit aussi George Sand, par exemple, dans l’ouverture de son autobiographie:

« Je ne pense pas qu’il y ait de l’orgueil et de l’impertinence à écrire l’histoire de sa propre vie, encore moins à choisir, dans les souvenirs que cette vie a laissés en nous, ceux qui nous paraissent valoir la peine d’être conservés. Pour ma part, je crois accomplir un devoir, assez pénible même, car je ne connais rien de plus malaisé que de se définir et de résumer sa personne. […] Je me suis toujours promis de ne pas mourir sans avoir fait ce que j’ai toujours conseillé aux autres de faire pour eux-mêmes : une étude sincère de ma propre nature et un examen attentif de ma propre existence. » Histoire de ma vie, Chapitre 1.

Comme l’a magistralement démontré François Hollande, il ne s’agit par de détenir LA vérité (car c’est créer alors un rapport totalitaire avec l’autre) mais juste de dire la vérité en toute honnêteté et conscience.



Jeudi 17 Mars 2011 : un nouveau départ

9h09

Tenir un blog c’est aussi s’exposer à vivre ce que j’ai vécu hier. Je ne tiens pas à y revenir. Toutefois, certaines mesures me sont nécessaires pour pouvoir repartir d’un bon pied.

Il est essentiel pour moi de poser ici (comme je le ferai également sur mon blog de lecture) certaines règles de conduite mais aussi certaines évidences. Certes un blog est public, et malheureusement on ne peut pas fermer sa porte à qui l’on veut comme on le fait dans la vie réelle.

Toutefois, je serai vigilante désormais, et n’accepterai plus les commentaires qui ne viseraient pas le sujet de mes billets, qui feront état de choses personnelles me concernant, et d’évènements ayant eu lieu dans la sphère privée.

Pour me dire mes quatre vérités, j’ai un mail accessible dans mon profil, dans la mesure où je le donne c’est pour s’en servir.

D’autre part, il n’y aura plus ici, de sous-entendus, et d’implicite, comme je le disais hier.

Enfin, ma page personnelle Facebook sera exclusivement privée (à compter de demain matin) afin d’éviter tout parasitage. Par contre la page FB de ce blog, comme celle de mon blog de lecture restent accessibles à  qui veut, en sachant que je me donne le droit de supprimer tout contact néfaste.

Pour finir, que les personnes qui estiment que mes blogs ne sont pas intéressants, que leur contenu est pauvre, rien ne les oblige à les lire. Pour ma part, j’ai supprimé de mon Google reader, ainsi que de ma blogoliste, tous les blogs tenus par des personnes que je n’estime pas. Il suffit de deux clics pour cela.

Ce sont mes nouvelles règles ici et sur mon blog de lecture, soit on s’y plie soit on ira voir ailleurs si j’y suis.

Mercredi 16 Mars : Réflexions autour de ce journal ?

17h38

Ce journal m’aide souvent à faire le point sur, à la fois, ma pratique du blog mais aussi ma passion pour la lecture. Je m’interroge souvent sur la valeur de ce journal. Du fait qu’il soit public cela me contraint, que je le veuille ou non, à être parfois dans l’implicite, un implicite que certains perçoivent et d’autres pas. Cet implicite vient surtout du fait que, non, contrairement à ce que l’on peut penser, nous ne sommes pas totalement libres sur internet, comme nous ne le sommes pas non plus véritablement dans la vie réelle d’ailleurs. Mais le problème réside plus dans la forme et le choix de cette forme pour s’exprimer. Le journal, tel que je le conçois et tel que je voudrais qu’il soit, sous-entend que je me livre, que je dise mes humeurs, mes joies, mes déceptions, mes colères parfois, bref mes états d’âme. Le fait que je le fasse sur le net, c’est-à-dire que tout le monde puisse y accéder, peut poser un certain problème. Mais écrire un journal sans que la notion de confession vienne s’y ajouter, cela ne me semble pas possible. Alors bien sûr, je ne me sers pas de ce journal pour parler de ma vie, ce journal reste circonscrit à ce que je vis en tant que blogueuse et en tant que lectrice. Cette réflexion je la dois à la fois à une longue discussion téléphonique avec mon amie Frannso à propos des blogs généralistes et à un échange un peu houleux entre Stéphie, du blog Mille et une pages, et moi sur Facebook. Dans la mesure où cet échange a eu lieu sur Facebook et donc, que cela soit accessible à beaucoup de personnes (notamment nos amis en commun), je pense donc que je peux en parler. De notre échange, qui malgré tout était finalement assez privé, je ne voudrais retenir ici (le reste n’étant pas le propos) que la remarque selon laquelle je me « répands » sur internet à travers ce journal.

Cette critique peut avoir effectivement sa raison d’être. Car faire un journal c’est effectivement répandre ses interrogations et ses humeurs, c’est s’interroger sur soi, mais aussi sur sa relation avec les autres et toujours, en ce qui concerne ce journal, dans un cadre bien défini. Le problème étant de savoir jusqu’à quel point se répandre devient-il obscène, ou/et nuisible à soi et à ceux qui, éventuellement, seraient concernés. L’implicite, l’entre-deux des lignes, permet en effet de dire tout en ne disant pas. Pourquoi je l’utilise. Pour une raison essentielle, qui est qu’il règne, je dois bien le reconnaître, une certaine hypocrisie, à laquelle je participe, moi, mais aussi presque tous les blogueurs, que ce soit sur les blogs de lecture comme sur n’importe quelle autre blogosphère. Cette hypocrisie naît essentiellement du fait qu’elle relève d’une certaine politesse et d’un certain respect, ce qui peut paraître paradoxal. Oui, l’implicite permet de rester poli, d’éviter la confrontation… sauf qu’à force, la frontière entre politesse et hypocrisie est vite franchie. Et puis surtout, même implicitement, les choses sont dites.

Alors comment faire ? La difficulté est de savoir s’il faut être explicite, c’est-à-dire « dire tout haut » ou se taire. Voilà où j’en suis rendue aujourd’hui. Faut-il rester dans ce doux et hypocrite implicite que seule une poignée de personnes saisit ou lever le voile ? On peut, comme je le disais, laisser siffler les vipères sur nos têtes, faire fi de tout cela, refuser d’y accorder de l’importance, ne plus relever les allusions, faire comme si cela n’existait pas, j’ai essayé de le faire, mais ça ne marche pas, et surtout, et peut-être que c’est cela le pire finalement, cela me contraint, et je n’aime ni la contrainte ni la censure qu’elle soit dictée par une autorité supérieure, ou, pire, par soi-même. Je refuse de m’auto-censurer comme je refuse de me taire et de faire comme ci… Alors cela ne veut pas dire non plus que je vais laver mon linge sale de blogueuse en famille, cela veut seulement dire que, pour que je puisse continuer à écrire ce blog mais aussi l’autre, celui de lecture, il faut que je me sente libre. Et ces derniers mois, je ne me sens plus libre.

Aussi, j’ai décidé de ne plus être dans l’implicite. Je suis entièrement consciente que cette décision va, très certainement provoqué des réactions. Mon but, je le répète, n’est pas de dénoncer telle ou telle pratique que j’ai pu relever sur les blogs, ni de pointer du doigt tel ou telle, mais, si, comme cela m’arrive parfois, je tombe sur des blogs qui attaquent implicitement mon blog ou ma personne, c’est-à-dire qui font cas publiquement de mes blogs ou de moi pour nous dénigrer, je me réserve le droit d’y répondre. Dans la mesure où l’on parle de moi et de mes blogs sur internet, j’estime être en droit d’y répondre, mais je le ferai explicitement, exactement comme un droit réponse que l’on peut obtenir dans n’importe quel média, et internet est un média.

Ce billet est juste une mise au point, il ne s’agit pas de critiquer les propos de Stéphie, nous nous sommes expliqués,  je vous demanderai donc d’éviter de tenir des propos désagréables à son propos, ce n’est pas le lieu ni le but de ce billet. J’avais juste besoin de faire le point, sinon je pense que je serais prête à fermer définitivement mes blogs. J’espère juste que cela sera compris.

Lundi 14 Mars 2011 : Marilyn dans ma BAL !

14h06

Je pourrais écrire aujourd’hui sur la méchanceté gratuite, sur cette propension qu’ont certaines personnes de blesser par excès de nombrilisme, par connerie, peut-être, tout simplement ; je pourrais écrire sur l’hypocrisie, le manque de courage intellectuel, sur l’incapacité à assumer ses choix, sur le silence plutôt que le débat… oui je pourrais écrire sur tout cela mais ce serait donner de l’importance à un courant d’air… alors oui un courant d’air peut entraîner un rhume désagréable, mais ce n’est qu’un courant d’air. Aujourd’hui je préfère écrire sur ce qui est beau et me donne du plaisir et de la joie, je préfère écrire sur ce qui fait l’essence de mes blogs : l’amitié et les livres.

Ce matin, j’ai croisé mon gentil facteur, oui celui qui veut m’assassiner, il commençait sa tournée dans ma rue, mais comme je devais m’en aller, je l’ai accosté souriante (le sourire est essentiel) pour lui demander si, par hasard, il n’aurait pas une gosse enveloppe pour moi ! Par dessus ces lunettes de soleil, il me jeta un regard mi-noir mi-amusé, et farfouilla dans son sac … Il en ressortit une enveloppe qui m’annonçait déjà un livre. Il est reparti en pédalant, je suis rentrée dans ma voiture, j’ai ouvert l’enveloppe et j’ai découvert un trésor :

Depuis ce moment, je n’ai qu’une envie, le lire et ressortir de mes cartons, le livre de photos magnifiques que l’on m’avait offert et qui rassemblent toutes ces photos prises en une semaine dans Manhattan, ces photos d’une Marilyn comme je l’aime.

 

 

 

 

 

 

 

 

18h12

ouf les devoirs sont terminés…. le futur, la lecture, les chiffres romains…. au revoir et à demain… mes pauvres enfants, tout ce que vous devez apprendre….

Je suis super contente ! je sautillerais presque, même au risque de tomber de mon tabouret !!! Hier j’ai tenté le coup, j’ai contacté les éditions Gaïa pour demander en service presse le dernier roman de Wassmo, Cent Ans. Je me suis dit, après tout pourquoi pas ! j’ai très envie de le lire ce roman, depuis ma lecture, il y a de nombreuses années, du Livre de Dina, cette auteur me poursuit…. et puis ce soir, le mail tant désiré, celui qui vous annonce une bonne nouvelle arrive… c’est bête et très enfantin, mais quel plaisir !!!

Vendredi 11 Mars 2011 : Journée au milieu des livres…

15h11

Ma première semaine de tranquillité touche déjà à sa fin, mais je ne suis pas trop triste puisque la suivante devrait être du même acabit. Je savoure la tranquillité et ces journées pour moi. Aujourd’hui fut une journée idéale pour une lectrice comme moi. Même si j’ai beaucoup râlé devant les plantages répétés de mon ordinateur, j’en ai finalement profité par lire.

J’ai commencé ce matin un roman classé dans le genre Fantasy. Un ovni pour la lectrice que je suis. Oui je lis très peu de romans de ce genre (voire pas d’ailleurs) ainsi que ceux du genre bit-litt. Des a priori me retiennent,  alors on peut se demander pourquoi soudain j’ai changé mon fusil d’épaule ! C’est qu’une personne de la maison d’édition Mortagne Fantasy m’a convaincue d’essayer. Au départ elle ne devait m’envoyer que le tome 2, et finalement, devant mon hésitation, elle a joint le tome 1, ce qui est sympathique, car non seulement j’ai parfois du mal à m’extraire du monde rationnel, mais plonger dans une histoire quand on ne connaît pas l’épisode précédent c’est comme prendre en cours de route une conversation entamée deux heures plus tôt…. J’ai donc passé une bonne part de ma matinée et de mon après-midi à lire, avec plaisir, intérêt, envie de connaître la suite… Et mon marque-page a progressé gentillement entre réalité et monde merveilleux.

En commençant ce roman j’ai dû, comme je l’avais annoncé il y a quelques jours, entamer un quatrième carnet de lecture. Le premier était un simple carnet à spirales, ensuite j’ai trouvé un cahier dont le format, la couverture, la texture du papier correspondaient parfaitement à mes envies. Depuis je rachète toujours ce type de carnet. Ce fameux 4ème carnet est un cadeau de ma sœur pour mon dernier anniversaire. Je songe à en acheter d’autres avant que je ne puisse plus en trouver un seul. Quand on tient le bon, il ne faut pas le lâcher !

Enfin, cerise sur le cadeau, ma BAL a littéralement débordé ce matin, à tel point que mon charmant facteur m’a menacé de m’assassiner… si si, véridique, mais tout cela avec le sourire, ce qui m’a un peu rassurée.

Un vrai bonheur que ces 3 grosses lettres reçues ce matin.

1. La Nuit américaine de Christopher Franck, avec encore la jaquette de 1972, date de ma naissance !

2. La maison biscornue d’Agatha Christie

3. Le Souris bleue de Kate Atkinson

4. La Cucina de Lily Prior

5. Les Premières aventures de Sherlock Holmes de Andrew Lane

6. Les Plumes de dinosaure de Sissel-Jo Gazan

La vie d’une lectrice a, parfois, des journées magiques, et celle-ci en fut une pour moi !



Mardi 8 Mars 2011 : AHHHHHHHH !!!

13h35

Aujourd’hui plane chez moi un vent de liberté, de tranquillité retrouvés… la musique dans la chaîne, le café fumant dans ma tasse, les livres en piles autour de moi, et l’après-midi à soi ! Ahhhhhh, quel bonheur ! Le soleil dehors, le chant des oiseaux, finalement que demander de plus ? Je goûte cette légèreté avec délice….

Ce matin ma BAL a accouché de deux livres :

Marie d’Agoult, une sublime amoureuse d’Ariane Charton et Le Grimoire maléfique de Béatrice Bottet …

Et bien sûr, cela ne fait qu’augmenter mon plaisir….

J’ai commencé Des Bleus dans l’âme de Françoise Sagan, et je me suis rendue compte, en inscrivant le titre dans mon cahier de lecture que celui-ci arrivait à sa fin… Commencé le 9 Octobre 2010, il  va se refermer sur ma lecture de Sagan ! Ce cahier aura donc accompagné mes lectures pendant 5 mois  et j’y ai inscrit 36 titres de roman, ce qui signifie que j’ai lu 36 romans en 5 mois, soit une moyenne, après un rapide calcul, de 7 livres environ par mois !

La tâche va être de lui trouver un successeur, mais je suis confiante, plusieurs carnets attendent sagement leur tour sur mon bureau.