19 Janvier 2014

Ce dimanche a été marqué par la fin d’un roman magnifique (N’oublie pas les oiseaux de Murielle Magellan) et par le plaisir d’en commencer un autre que je me promets de lire depuis bien longtemps !

2014 19 janvier IshiguroPhoto prise dans le cadre du défi « 365 photos du quotidien » organisé par Virginie B.

Manque de temps pour le bilan de la semaine #3 ce soir, il viendra sans doute demain !

17 Janvier 2014 : 365 photos du quotidien et lecture

Ce matin, j’ai quitté ma maison à sept heures moins le quart, il faisait encore nuit, presque personne dans les rues, direction Courbevoie pour faire passer des oraux blancs de français. RER puis Métro, petit café dans une brasserie ouverte et installation dans la salle de classe dans laquelle je vais passer la journée.

2014 17 janvier orauxPhoto prise dans le cadre du défi « 365 photos du quotidien » organisé par Virginie B.

Cet aller-retour en transport en commun, m’a permis de tourner une cinquantaine de pages de mon roman en cours :

Magellan les oiseaux

Samedi 29 Janvier 2013 – 16h57 : Lectures du soir, bonsoir !

Depuis qu’Eliot (6 ans) est entré en CP, et surtout depuis qu’il commence à lire tout seul, les lectures du soir ont un peu changé. Au début, Eliot ne regardait que les images, ne cherchait pas à enfant lisantreconnaître les mots, ni ne demandait à lire, aujourd’hui, mes deux enfants savent lire et peuvent donc lire seuls, mais la lecture du soir reste un moment important pour nous. Nous lisons autre chose que ce qu’ils lisent seuls.

Antoine (9 ans) aiment lire, mais se cantonne aux BD ou aux romans très courts. Les romans un peu épais le dissuadent assez vite de lire seul. Je crois que l’épaisseur lui fait peur. Alors j’ai décidé, depuis peu, de lire sur plusieurs soirs, des romans un peu épais. Tout d’abord pour Antoine, pour qu’il se rende compte que l’épaisseur une fois entamée ne fait plus peur et que l’on peut en venir à bout en trois ou quatre soirs, et que même si on met 8 soirs à lire le roman, l’avancée de l’intrigue rend la lecture prenante. Ensuite pour Eliot, car jusqu’à présent la lecture du soir était finalement la lecture d’un livre. Or quand on lit, on sait bien qu’un livre nous accompagne souvent plusieurs jours, qu’il faut se souvenir de ce que l’on a lu la veille, reprendre le fil. J’avais donc envie de lui montrer cet aspect-là, l’aspect du livre comme un ami, un doudou que l’on retrouve avec plaisir tous les soirs dans son lit.

Nous avons commencé par lire Le Roman d’Ernest et Célestine de Daniel Pennac et ce fut une belle réussite. Tous les soirs avant de nous mettre tous les trois dans le lit parental, je lançais : « Alors, où en sont Ernest et Célestine? ». Et cette simple question suscitait une volonté d’y répondre très vite, de savoir ce qui allait leur arriver !

Depuis trois soirs, nous nous sommes lancés dans Little Stuart. Ils connaisent le film, pour l’avoir vu plusieurs fois, donc en plus d’une lecture c’est aussi l’occasion de voir la différence entre le roman et le film. Là encore, la magie opère, j’ai donc bien envie de continuer.

Ce qui me donne envie de continuer sur cette voie est qu’Antoine a eu envie de relire tout seul Le Roman d’Ernest et Célestine et qu’Eliot, quant à lui, a décidé de me faire la lecture, soit de me lire mes livres !

Cette après-midi, je me suis rendue à la bibliothèque municipale et ai ramené plusieurs romans susceptibles de leur plaire.

emprunts BM 29 janvier 2013 enfantsDes romans de niveaux différents. J’ai choisi des auteurs que je connais déjà et aussi des thèmes drôles, mais pas que, susceptibles de les intéresser :

(de bas en haut et de gauche à droite) :

La Fille du docteur Baudoin de Marie-Aude Murail

Le Chevalier qui cherchait ses chaussettes de Christian Oster

Les Mots maléfiques d’Audren

Patte-Blanche de Marie-Aude Murail

Supermoyen de Susie Morgenstein

Trouville Palace de Malika Ferdjoukh

Mais avant, il nous reste à savoir ce qu’il va arriver à Little Stuart…

Mardi 22 Janvier – 10h55 – Lecture critique

Mercier le roman fémininComme je le disais dans un précédent billet, j’ai très envie de me remettre aux lectures critiques sur la littérature. Bien que très souvent je trouve le style de ces ouvrages quelque peu alambiqué et comme volontairement obscur, je ressens le besoin de rafraîchir mes connaissances. Cette envie a été ravivée par un challenge et des échanges intéressants avec Anis du blog Litterama autour de la littérature féminine. Aussi, ce matin, je me suis lancée dans un ouvrage tout vieux, tout corné et tout tâché, que j’avais acquis il y a bien longtemps quand la Bibliothèque d’Études de Grenoble avait épuré son fond. Il s’agit d’un ouvrage de Michel Mercier, Le Roman féminin, paru au PUF en 1976, soit pas de première jeunesse (bien qu’un petit peu plus jeune que moi!).

J’ai lu une petit cinquantaine de pages en un peu moins d’une heure, intéressée par la réflexion de l’auteur et aussi par les nombreuses citations et références données. Mais, cette lecture ne fait que confirmer une fois de plus cette tendance à un style alambiqué. Comme si vouloir parler de littérature devait nécessairement entraîner une écriture compliquée, aux phrases coupées par des tirets et autres parenthèses sans fin, rompant à mille endroits le fil de la réflexion. Je comprends bien que lorsque l’on doit insérer titre, nom d’auteur, citation, et mise en situation de la citation, cela nécessite quelques tours de force, mais même dans des phrases où toutes ces indications ne sont pas données, l’auteur se plaît à créer des phrases qui manquent singulièrement de simplicité :

Originalement, au plus près d’une expérience, à ras de terre si l’on entend par là un contact qu’il s’agit de ne pas rompre avec le vécu, et dans la conscience qu’il est, qu’il fait problème, et que les rapports d’un être à autrui ne sont pas si simples. (p.39)

Vous conviendrez avec moi que cette « simple » phrase, prise un peu au hasard, n’est pas des plus explicites : rupture de la phrase par des virgules en veux-tu en voilà + des juxtapositions + des « et » + des « que » = arrivé à la fin de la phrase on ne sait plus ce qu’il est dit au début ! Je ne peux que conclure que le rapport au style de Mercier n’est pas si simple non plus !

Mais si l’on dépasse quelque peu ce brouillage du sens, on parvient cependant à retenir certaines réflexions, à noter plusieurs références et la lecture, si elle n’est pas évidente, reste intéressante. Je la poursuivrai donc, par intermittence et en parallèle de lectures de romans.