Samedi 8 Septembre 2012 – 18h58

Je suis dans une phase de lecture bof-bof et il faut que ça cesse. Les livres se succèdent mais ils ne me font aucun effet. Durant ma lecture je soupire sans cesse, je m’énerve, je me sens comme une personne affamée incapable de satisfaire sa faim. J’ai envie d’une lecture qui me donne envie, qui m’emporte, qui m’enthousiasme, sur laquelle j’aurais des tonnes de choses à dire, à disséquer, je suis en manque de densité, de profondeur, de réflexion.

Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel m’a laissé de marbre. Ce journal intime est d’une platitude désespérante. J’ai vraiment du mal, je crois avec le style de mes contemporains. Quand tout est dit dans une phrase, quand il n’y a rien à creuser, rien à se mettre sous la dent, rien qui m’entraine à la réflexion, je me dis à quoi bon avoir écrit cela ? Je sais que j’ai une certaine exigence, que j’en attends sans doute trop, mais quand même, à ce point. Quand je suis si déçue par un livre, j’essaie de lire les avis des autres, mais je n’arrive pas à être d’accord avec eux. On pourra dire que je me braque, on n’aura pas forcément tort.

Alors la seule solution est de trancher dans le vif, de revenir à du lourd, du sûr, du qui ne déçoit pas, ou pas pour les mêmes raisons. J’ai pris la décision d’insérer un nouveau roman de ma PAL Noire :

Pour tout dire, je possédais déjà ce roman depuis longtemps (dans une autre collection et avec un autre titre : La Recluse de Wildfell Hall), mais la sortie récente en poche a ravivé ma curiosité, et j’avoue aussi que le format y est pour quelque chose. Plus futilement, je trouve la couverture magnifique. Mais c’est important une couverture de livre, ce sont déjà les prémices de l’ambiance du roman, un appel. Et cette femme sublime ainsi peinte m’intrigue.

Oui, revenir à Anne Brontë, c’est revenir à mes premiers frissons littéraires, c’est revenir du côté des Hurle-vent, du côté du château de Thornfield dans Jane Eyre, c’est espérer.

Je vais le commencer, là, ce soir.

Vendredi 7 Septembre 2012 – 9h44

Je me suis réveillée en retard ce matin : 7h au lieu de 6, mais je ne me suis pas sentie frustrée, parce que je savais que je pourrais lire, récupérer mon heure de lecture matinale dès homme et enfants partis chacun à leur occupation. J’ai avalé un café à la table du petit déjeuner en leur compagnie, j’ai sorti les vêtements, coiffé les cheveux, ajusté les tenues, vérifié les cartables, fait des bisous, dit « travaillez bien et soyez sages », et je suis retournée me coucher emportant avec moi mon sempiternel petit-déjeuner.

Comme prévu, j’ai sorti de ma pile de livres, celle que je me suis constituée pour ce mois de septembre, un roman de la Rentrée Littéraire. Un roman qui ne fait même pas 200 pages, un roman sous forme de journal intime, et j’ai lu un peu plus d’une heure. Mon marque-page, ce matin, faisait du 100 pages à l’heure, facile, trop facile. Pas beaucoup d’intérêt dans cette lecture, si ce n’est, ici et là, quelques références à Virginia Woolf.

Je parviendrai peut-être à le finir dans la journée… J’aimerai rompre avec les lectures bof-bof qui se succèdent ces derniers temps, retrouver un livre qui me fasse réagir, en bien comme en mal, peut-être, mais qui provoque au moins une réaction.